Summer 78

Summer 78

Ma Misstouk, Good bye Lenin =D

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 14:30

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 14:51

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Flo.
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 09:06

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Je sens encore les douces caresses du soleil éblouissant qui se reflète dans cette eau bleue et sur ces hauts rochers. Nous ne sommes plus dans le creux de la Grande Bleue mais là où personne ne vient troubler le ressac des petites vagues qui déferlent contre les rochers, là où la mer n'est pas polluée. Comme des enfants, nous partons à l'aventure, nous rions aussi. Nous chantons et prenons ainsi d'assaut ce que imaginons être d'hostiles territoires pourtant proches de la terre ferme. Nous nous transformons en de courageux aventuriers prêts à combattre sur notre bateau de guerre les pires créatures de la mer. Nous rions de nos bêtises. Le sel assèche notre peau, nous plongeons et nous voila seuls, tout petits. Nous atteignons notre but, et nous grimpons en prenant garde de ne pas nous égratigner les jambes, comme des enfants. L'adrénaline monte, et l'on regarde en bas, l'eau est translucide, on ne voit pas le fond pourtant on est haut, c'est effrayant. Mais, on se lance et là c'est le cri du coeur qui résonne. Le cri qui ne prévient pas. Lorsque l'on atteint l'eau, nous sommes bien, légers. C'est ça les vacances. Et les aventuriers repartent à la rame. Encore une belle journée ensoleillée d'été. Avec eux.




Il fait nuit à présent. Deux filles assises sur la plage. Elles se sont bien habillées, maquillées. Elles discutent en riant et se promènent ensuite sur les pavés irréguliers du chemin menant à l'église. Sans avoir à le dire, chacune devine que l'autre est bien. Elles s'assoient sur un banc et regardent passer une petit groupe de garçons. Commence alors un étrange jeu, celui des premiers regards échangés, des sourires en coin et des invitations discrètes. Et puis voilà, c'est parti. Quelques instants, quelques soirées, elles ne recherchent rien, seulement des instants partagés, quelques mots mais peu, elles ne savent rien d'eux, eux ne savent rien d'elles mais le temps passé ensemble les rapprochent un peu plus, juste pour quelques jours, juste pour quelques heures. C'est marrant comme la vie nous offre parfois des instants très banals en apparence mais des instants qui se rappellent à nous à l'improviste.



Sans elle, je n'aurais pas osé. Je n'aurais pas suivi six garçons que je ne connaissais pas dans leur appart' pour admirer la vue, je n'aurais pas sauté de 7m dans la mer, je ne serais pas monté avec nos frères dans cet énorme engin de peur que les gens nous regardent bizarrement. Je n'aurais pas non plus passé des heures sur les rochers au soleil à encourager des types que je connaissais pas à sauter de 10m en disant que si mon frère l'avait fait, eux pouvait aussi. Je ne serais pas allée en boîte sans elle, jamais de la vie! Je n'aurais pas demandé à deux types si c'était tous les soirs pareil. Je n'aurais pas apprécié la soirée à l'Indigo sans elle, je n'aurais pas ri quand les garçons se moquaient de nous parce qu'on avait un couvre-feu à minuit et demi ou parce qu'ils étaient certains qu'on ne nous laisserait pas rentrer. Sans elle, je n'aurais pas ri, j'aurais eu peur. Et quand bien même elle était avec moi, je n'ai pas osé parler à un certain David, et pourtant Flo m'y poussait. C'est la vie, ma Flo ose toujours et avec elle, la peur s'évanouit. Sans elle, je n'aurais pas fait tout ce chemin à pied sans savoir ce qu'on allait rencontrer au bout. Je n'aurais pas attendu comme une clocharde avec toutes nos affaires. Je n'aurais pas poussé nos frères à aller parler à des anglaises d'au moins quatre ans leurs aînées. Sans elle j'aurais eu peur dans cette foule le soir de la Feria mais elle était là alors on a rigolé. Sans elle, je n'aurais jamais rencontré son amoureux, qui apprenait à mon frère à faire des ricochets, il est bien, je suis rassurée, il est même super, elle a bien choisi, de toute façon j'ai confiance en elle.

# Posté le lundi 02 novembre 2009 08:13

Modifié le mardi 03 novembre 2009 09:03

Le temps filait comme de l'eau, une eau vive et implacable. Stephenie Meyer.

Le temps filait comme de l'eau, une eau vive et implacable. Stephenie Meyer.

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 13:31

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 15:50

Danse.

Danse.
Je ressens une immense plénitude, la lumière m'éblouit, je souris et souris encore. Je tourne la tête, elles sont magnifiques, elles sourient elles aussi. Je ne vois en face de moi que des ombres, la lumière est sur moi, on me regarde. C'est un bonheur, un pur moment de bonheur. Le temps s'allonge, s'allonge à n'en plus finir. Marion est là, elle nous regarde, les yeux brillants de larmes, elle est dans l'ombre, nous sommes ses étoiles. La musique retentit, elle résonne dans nos coeurs, elle me fait vibrer d'émotion. Je l'ai entendu cent fois mais cette fois-là est différente, elle est intense, mes poils se hérissent, je suis nue devant le public, ils lisent ma souffrance, ils lisent ma joie. Mon corps, je le connais par coeur, ce n'est pas moi qui le contrôle mais plutôt lui qui prend possession de mon âme. Il me guide, il s'exprime, je le sens vouloir être libre. Et puis cette sensation de chaleur dans chaque parcelle de mon corps. Mes yeux sont grands ouverts, mais je ne vois plus rien, je ressens, j'entends, je laisse mon corps libre. Tout tourne autour de moi, je tourne, une arabesque, une attitude, un déboulé, une pirouette sur demi-plié, un cambré, tout mon corps s'étire. Le plus loin possible, je dépasse mes limites, cette boule de chaleur dans les reins, c'est mon corps qui s'exprime. Parfaite harmonie de gestes, d'émotions, de poussées d'adrénaline et de joie à l'état pur, le plus élémentaire, le plus primitif. Comme un enfant qui apprend à maîtriser son corps. Mon sourire est resplendissant, je vis. Enfin.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 14:39

Modifié le mardi 27 octobre 2009 04:36

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# Posté le lundi 12 octobre 2009 13:59

Modifié le mardi 27 octobre 2009 04:39

Peut-être ne pouvait-il exister de joie sur cette planète sans sa livre de douleur pour équilibrer une balance invisible. Stephenie Meyer

Un sentiment d'infériorité m'écrase de plus en plus. Je ne suis pas assez forte, pas assez persévérante. J'ai une peur bleue, celle de décevoir, décevoir les gens qui comptent sur moi, ceux qui pensent que je suis assez forte, et même plus forte que d'autres. Voila comment je commence cette année de terminale, avec une peur bleue qui colle au ventre, une impression de trou noir quand je pense à l'année prochaine. Un sentiment que tout est en train de basculer, mais pas forcément dans le bon sens. Mais aussi une impression de clarté, le voile opaque de brouillard qui m'aveuglait auparavant s'efface peu à peu, me permettant de voir au travers. Mais cette clarté, à présent, ne sert qu'à me haïr moi-même. L'imperfection est tellement présente, parfois j'ai envie de dire "Je n'y arrive pas." Mais quelqu'un m'a dit, et me dit toujours "Impossible, je n'y arrive pas, c'est trop dur..., ces expressions sont à bannir, c'est avec du travail et de l'acharnement qu'on y arrive." J'ai beaucoup de travail sur moi-même à faire. Pour avoir le courage de faire des efforts et non plus me laisser entraîner par le temps qui passe, comme je le faisais avant.


J'admire ceux qui ont le courage de supporter une fille si imparfaite.



J'aimerai pouvoir oser regarder droit devant moi, sans douter une seule seconde, comme elle.
Peut-être ne pouvait-il exister de joie sur cette planète sans sa livre de douleur pour équilibrer une balance invisible. Stephenie Meyer

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 04:24

Modifié le mardi 03 novembre 2009 03:49